Voici une liste de livres, tous disponibles en ligne, tous consacrés à l’histoire de la Commune de Paris de 1871.

Ils sont de toute sorte: les Versaillais vainqueurs ont immédiatement commencé à écrire l’histoire et à la fixer. Les pamphlets, dit Jean-laaptiste Clément poussaient comme des verrues aux vitrines des libraires. Il n’est pas inutile de regarder ces livres. Certains sont d’ailleurs bien illustrés.

Les communards survivants ont dû, avant de pouvoir commencer à écrire et à publier leurs livres, se cacher, réussir à quitter la France, s’installer quelque part.

Les brefs commentaires accompagnant les titres sont partiaux. De façon tout aussi partiale, j’ai coloré en rouge mes livres préférés (le choix de cette couleur n’est pas fortuit…).

Enfin je précise que, si ces textes sont en ligne, c’est qu’ils sont libres de droits (auteurs morts depuis plus de 70 ans). De sorte qu’ils sont anciens, et en particulier qu’aucun des nombreux livres parus en 1970-71 à l’occasion du centenaire de la Commune ne figure dans cette liste.

La liste est rangée par années de publication et dans chaque année par ordre alphabétique.

Elle a été élaborée en collaboration avec Yves C.

Merci à Jean-Pierre Bonnet pour quelques suggestions et corrections.

1871

Blanpain (Narcisse). Les Insurgés du 18 mars, Jules Vallès, membre de la Commune (Paris, Lachaud).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5837771d

Le sang du prolétariat fume encore sur le pavé de Belleville et déjà paraissent les premiers livres d’histoire versaillaise. À prendre avec des pincettes.

Blanqui (Auguste). La Patrie en danger (Paris, A. Chevalier).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k213910k

Publiés par Casimir Bouis pendant la Commune, les articles de Blanqui dans son journal La Patrie en danger pendant le siège de Paris.

Borgella (Frédéric). Justice! par un officier d’artillerie de l’armée de Paris (Londres,  Librairie internationale). 

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5443188p

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5443422z

« Tant que ça bougeait, nous tirions », dit un Versaillais. De Londres, un officier parisien réclame justice.

Clère (Jules). Les Hommes de la Commune (Paris, Dentu).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k113174g

Le sang du prolétariat fume encore sur le pavé de Belleville et déjà paraissent les premiers livres d’histoire versaillaise. La psychologie (sommaire…) et le physique des membres de la Commune sont détaillés dans ce petit livre. À lire avec les pincettes d’usage (un exemple au hasard: Varlin agit de façon sournoise, cache sous des dehors modestes une excessive ambition), ce livre contient aussi des informations intéressantes.

D’Arsac (Joanni). La Guerre civile et la Commune de Paris en 1871, suite au mémorial du siège de Paris (Paris, Curot).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6438625c

« L’insurrection est venue, accompagnée d’un cortège de crimes et de scandales. » « Le 18 mars a préconisé le droit de la force brutale au services des plus basses passions. » Etc. Les pincettes, toujours, pour ce texte versaillais.

Delion (Paul). Les membres de la Commune et du Comité central (Paris, Lemerre). 

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2063847

Portraits alphabétiques et tendancieux de cent cinquante-huit personnalités de la Commune (membres de la Commune, du Comité central, officiers, journalistes, délégués…). Quelques renseignements quand même…

Guesde (Jules). Le livre rouge de la justice rurale (Genève, Veuve Blanchard).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6522k

Le sous-titre est « Documents pour servir à l’histoire d’une république sans républicains ». Jules Guesde a rassemblé des textes, articles de journaux, tous « d’origine monarchiste ou thiériste ». « Le Paris de la Révolution sociale du 18 mars, mutilé et calomnié, ne daigne pas prendre la parole pour se défendre ou accuser. Il l’abandonne à ses adversaires, convaincu que de leur propre témoignage sortira leur condamnation et sa justification pleine et entière. »

Guillaume (Georges). Souvenirs d’un garde national pendant le siège de Paris et pendant la Commune par un volontaire suisse. Deuxième partie: l’Insurrection (Neuchâtel, Jules Sandoz). 

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64523251

« Il est difficile, à la vérité, d’écrire des « Souvenirs », à l’heure où Paris est encore fumant du sang de ses malheureux défenseurs sans laisser échapper de temps en temps un cri d’indignation. » Georges Guillaume s’est battu jusqu’en avril avec le 85e bataillon (du sixième arrondissement), ce qu’il raconte, puis est rentré en Suisse. Dans un dernier chapitre, il rend compte de ce que sont devenus ses camarades après la prise de Paris par les Versaillais (exterminés…).

Lanjalley (Paul) et Corriez (Paul). Histoire de la Révolution du 18 mars (Paris, Lacroix-Verboeckhoven).

En ligne (Université de Harvard).

Jour après jour, ce qui se passe à Paris, bien documenté. Paul Lanjalley était un partisan de la Commune (mais il était absent de Paris pendant la Commune, ce qui lui permit d’y vivre après la Semaine sanglante et d’écrire ce livre). Très rare: un livre favorable à la Commune publié à Paris en 1871!

Lefrançais (Gustave). Étude sur le mouvement communaliste à Paris en 1871 (Neuchâtel, Guillaume).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6559k

Gustave Lefrançais, instituteur sans poste (il avait été condamné et 1848 et en 1851) et comptable, a vécu la Commune de l’intérieur: il a été élu par le quatrième arrondissement de Paris.  Il a réussi à quitter la France à se réfugier en Suisse. Le livre, paru en décembre 1871 (et, pour la petite histoire, entré en France et vendu sous le titre « Étude sur la culture des vers à soie »), est ainsi une des toutes premières contributions à l’histoire de la Commune due à un membre de la Commune. Et une des premières analyses du mouvement « communaliste », très documentée et originale. Du côté anti-autoritaire.

Léo (André). La Guerre sociale (Neuchâtel, Guillaume).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k83637b

Discours prononcé au « Congrès de la Paix » à Lausanne le 26 septembre 1871. On peut reprocher (et on l’a fait) à André Léo d’avoir accusé, dans ce discours, Rigault et Ferré « deux des plus malheureuses personnalités de la Commune » de n’avoir jamais cessé « de réclamer des mesures sanglantes »… alors même que Ferré attendait son exécution. Il y a heureusement d’autres informations sur la Commune dans ce court texte.

Lissagaray (Prosper Olivier). Les Huit journées de mai derrière les barricades (Bruxelles, Bureau du Petit Journal).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5447377t

Dès 1871, Lissagaray s’aperçoit que les journées de mai « n’ont été jusqu’à présent racontées que par les vainqueurs ». Il écrit rapidement ce livre, qui est aussi un appel à témoins et une ébauche de ce qui sera son Histoire de la Commune de 1871 (voir 1896). Pourtant ce texte brûlant, avec ses qualités historiques et littéraires et son souffle épique, a gardé tout son intérêt.

Livet (Charles-Louis). Le Journal Officiel de Paris pendant la Commune (Paris, Beauvais).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6458423d

Après une introduction dans laquelle il raconte ce qu’il croit savoir s’être passé dans les bureaux du Journal Officiel, cet historien officiel reproduit, de jour en jour, quelques-uns des articles publiés par ce journal pendant la Commune. Mieux vaut lire le journal lui-même!

Maillard (Firmin). Histoire des journaux publiés à Paris pendant le siège et sous la Commune (Paris, Dentu).

En ligne (wiki).

Courtes notices sur près de deux cents journaux, dont certains éphémères. Peu de contenu mais des dates et les noms de collaborateurs de ces journaux.

Mailly (Hippolyte) et Vernier (Charles). La Commune – série de portraits avec notice biographique (Paris, A. Mordret).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1070582p

Encore des portraits des membres de la Commune, mais cette fois ils sont dessinés, et même en couleurs.

Malon (Benoît). La Troisième défaite du prolétariat français (Neuchâtel, Guillaume).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65916

« Les vaincus n’ont pas d’histoire. Brisons avec cette iniquité. » Le tout premier livre d’histoire de la Commune non écrit par un Versaillais mais par un membre de la Commune, au sortir de la bataille (et réfugié en Suisse). Les deux premières défaites sont celles des canuts en 1832 et de juin 1848.

Marx (Karl). La Guerre civile en France (Paris, Éditions sociales).

En ligne (Université du Québec à Chicoutimi).

Adresse de l’Internationale, prononcée par Marx devant le Conseil à Londres le 30 mai 1871. Texte polémique, chaleureux et brillant. Brillant pas seulement dans le style mais aussi (surtout) dans l’analyse, à chaud, de cette révolution, de ses grandeurs et de ses erreurs. Cette édition (qui date des années 1960) contient une préface d’Engels de 1891 et des lettres de Marx de 1871.

Mendès (Catulle). Les 73 journées de la Commune du 18 mars au 29 mai 1871 (Paris, Lachaud). 

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6484868z

Catulle Mendès était un poète parisien. Il raconte sa vie à Paris pendant la Commune au jour le jour, d’après les notes quotidiennes qu’il a prises. il n’est d’abord pas complètement défavorable. Il faut lire son récit de la proclamation de la Commune le 28 mars. « Se défende qui voudra de subir l’irrésistible émotion qu’impose l’enthousiasme des foules! » Son hostilité au mouvement croît au fil des jours et des pages. Une vision très concrète de la façon dont, dès avril, une importante fraction de la bourgeoisie républicaine a laissé le peuple seul.

Molinari (Gustave de). Les clubs rouges pendant le siège de Paris (Paris, Garnier).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49744

C’est avant la Commune et c’est un journaliste « réactionnaire » (il écrivait dans le Journal des Débats), mais c’est bien écrit et ironique, et ça illustre assez bien l’ambiance politique juste avant la Commune.

Procès des membres de la Commune, Comptes rendus in extenso des débats du Conseil de guerre (Bordeaux, Delaporte).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55000644

Août 1871 à Versailles. Exactement ce que le titre promet. Plus des portraits des accusés (et de quelques autres).

Vésinier (Pierre). Histoire de la Commune de Paris (Londres, Chapman et Hall).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5445895v

Vésinier était membre de la Commune et a été délégué au Journal Officiel pendant une dizaine de jours à la fin de la Commune. Il était réputé déplaisant, méchant, dénonciateur, plein de prétentions littéraires. Ce livre est à la hauteur de sa réputation.

Vuillaume (Maxime), Bellenger (Henri) et Massenet de Marancour (Léon). Hommes et choses du temps de la Commune (Genève, Bruxelles, Londres, sans nom d’éditeur).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6706r

Les trois auteurs se sont partagés les différents chapitres de ce livre paru en fascicules. Vuillaume était journaliste au Père Duchêne et Bellenger au Cri du peuple (et ils avaient pu gagner la Suisse ensemble). Le sous-titre « Récits et portraits pour servir à l’histoire de la première révolution sociale » est bien dans le style de Vuillaume (et des « Cahiers rouges » qu’il publiera trente ans plus tard). Le 18 mars, Lecomte et Thomas, L’Affaire de la rue de la Paix, le Père Duchêne, La Proclamation de la Commune, ce que voulait la Commune, Les otages, La premier combat, La sortie du 3 avril, Le Mont-Valérien, Mort de Flourens, Chatillon-Meudon, Assassinat de Duval, La première défaite, tels sont les titres des « choses » racontées dans ce petit livre, dont un des mérites est d’avoir été publié dès novembre 1871.

Wolowski (B.). Dombrowski et Versailles (Genève, Carey Frères). 

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5447543q

Avec fac-similé et diverses pièces à l’appui, l’auteur revient sur les accusations de trahison portées contre Dombrowski pendant la Commune et blanchit (s’il en était besoin) le général.

1872

Enquête parlementaire sur l’insurrection du 18 mars (Versailles, Cerf).

Premier tome (rapports), sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1111513

Deuxième tome (dépositions des témoins),

en ligne

Troisième tome (pièces justificatives), sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111153v

Les rapports et les dépositions sont ce que l’on imagine. Les pièces justificatives contiennent les procès verbaux de réunions de l’AIT avant et du Comité central pendant la Commune.

Les séances officielles de l’Internationale à Paris pendant le siège et la Commune (Paris, Lachaud).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k405721d

Procès verbaux de réunions, du 5 janvier au 20 mai 1871, avec différents textes en annexe.

Balathier Bragelonne (Adolphe de). Paris insurgé – Pièces et documents recueillis au jour le jour (Paris, Bureaux du journal Le Voleur).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6377285t

Exactement ce que le titre promet. Avec des images. Versaillais, comme (presque) tous les livres parus à Paris avant 1879.

Blanchecotte (Augustine-Malvina). Tablettes d’une femme pendant la Commune (Paris, Didier).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k617998

Journal récrit. « La Commune ne saurait être jugée impartialement, ni par ses adversaires, ni par ses amis. » Plutôt hostile à la Commune quand même, contient des informations intéressantes.

Claretie (Jules). Histoire de la Révolution de 1870-71 (Paris, Bureaux de l’éclipse).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5758411q

Paru en livraisons de 1872 à 1875, très bien illustré, un classique de l’histoire  officielle, c’est-à-dire versaillaise, auquel il est difficile de ne pas se référer parce qu’il est assez bien documenté. Noter que le titre ne contient pas le mot « Commune ». Exorcisme?

Darlet (A.). La Guerre et la Commune, 1870-1871 / dessins par les principaux artistes de la France et de l’étranger (Paris, Michel Lévy).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54997316

Illustrations parues dans la presse, bref texte de présentation.

Hugo (Victor). L’année terrible (Paris, Michel Lévy).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6558092h

Prises de position ambiguës du Grrrrand poète national pendant la Commune, condamnation des massacres, soutien aux fugitifs… en alexandrins (en général), poèmes rangés de janvier à juillet. Voir en particulier « À qui la faute? ».

Jeanneret (Georges). Paris pendant la Commune révolutionnaire de 71 (Neuchâtel, reproduit par Éditions d’histoire sociale, Paris, 1968).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6537d

Très joli petit livre, mêlant souvenirs de l’auteur, né en 1848 et qui combattit dans la Garde nationale pendant le siège de Paris et la Commune, et une histoire d’amour. Le plan est très original. Il y a peut-être un mystère sur l’identité du véritable auteur, entretenu par le bel avant-propos du livre.

Pof (M.). La Commune devant la justice, croquis révolutionnaires (Paris, Dentu).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54389701

Pas de croquis dessinés, du texte. Écrits sous pseudonyme (par Léon Bernard-Derosme (1839-1910), un avocat), ces « croquis » sont des charges haineuses et sans intérêt décrivant les accusés (tous laids et bêtes) et les avocats du Conseil de guerre d’août 1871, suivies de « croquis » analogues remontant au procès de Blois un an plus tôt. Voir plutôt les comptes rendus de ce conseil de guerre.

1873

Gromier (Marc-Amédée). Lettres d’un Bon rouge à la Commune de Paris (Paris, André Sagnier).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63784q

Lettres envoyées par l’auteur au journal La Vérité pendant la Commune. Il s’adresse à la Commune en ami. L’exemplaire numérisé par Gallica a été annoté par un ami de l’auteur, ce qui le rend unique…

Lissagaray (Prosper Olivier). La Vison de Versailles (Bruxelles, Librairie socialiste).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5454787x

Court texte fantastique. C’est après la Commune, à l’Assemblée (à Versailles). Thiers et les monarchistes font leur petite comédie, le premier glorifiant la Commission des grâces (dite aussi « Commission des assassins » ou « Commission du coup de grâce »). Et les fusillés de la Semaine sanglante apparaissent aux côtés de ceux de la commission des grâces…

1876

Grousset (Paschal) et Jourde (François). Les Condamnés politiques en Nouvelle-Calédonie (Genève, Ziegler).

Sur Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k82908b

Deux membres de la Commune, délégués aux relations extérieures et aux finances, déportés en Nouvelle-Calédonie, réussissent à s’évader et racontent.

Parent (Ulysse). Une arrestation en mai 1871 (Paris, Librairie républicaine).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5447353d

Élu à la Commune dans le neuvième arrondissement, Parent en avait démissionné le 5 avril. Ça ne l’a pas empêché d’être arrêté le 27 mai 1871 et de passer devant la cour prévôtale du Luxembourg. Emprisonné à Versailles puis acquitté par le Conseil de guerre, il témoigne, en 1876 (dans le mouvement pour l’amnistie des communards).

1877

Jourde (Francis). Souvenirs d’un membre de la Commune (Bruxelles, Henri Kistemaeckers).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5461541k

Le délégué aux finances, évadé de Nouvelle-Calédonie, raconte son évasion, la mort de Delscluze, sa propre arrestation après la Semaine sanglante…

1878

Arnould (Arthur). Histoire populaire et parlementaire de la Commune de Paris (Bruxelles, Librairie socialiste Kristemaeckers), en trois volumes.

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6447831r

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64478325

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6447833k

(réédité en un seul volume en 1981 par Jacques-Marie Laffont à Lyon, dans une collection dirigée par Bernard Noël).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k223491

Arthur Arnould (1833-1895), journaliste et membre de la Commune (élu du quatrième arrondissement) a d’abord fait paraître ce témoignage en feuilleton. C’est un livre chaleureux qu’il faut lire absolument pour se pénétrer des idées communalistes…

1879

Du Camp (Maxime). Les Convulsions de Paris (Paris, Hachette). Quatre volumes.

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5470576r

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5470733p

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5762216h

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5467978v

Le grand classique des vomissures de la droite, dans lequel la description des communards comme des bêtes et de leurs actions comme d’un cirque (ou d’un bordel, ou les deux) tient lieu d’analyse politique — une façon simple d’exorciser la peur (trouille serait plus adéquat) que ces messieurs n’en finissent pas d’éprouver. Si grand classique qu’il a permis à son auteur, ami jaloux de Flaubert, d’entrer à l’Académie française (qui n’a eu que ce qu’elle méritait).

Fiaux (Louis). Histoire de la Guerre civile de 1871 (Paris, Charpentier).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5722264g

« La Commune de Paris a agité, sans les résoudre, de graves problèmes qui n’ont pas disparu avec elle et dont une série d’actes violents ne peuvent faire oublier l’importance. » Médecin républicain plutôt sympathique à la Commune.

Guesde (Jules). La Commune de 1871 (La Révolution française) (réédition Paris, Bureau d’éditions, 1936).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5455283v

Si Jules Guesde n’a pas été communard, c’est seulement parce qu’il n’était pas à Paris… un classique du socialisme français.

Justesse (H.D.). Histoire de la Commune de Paris (Zurich, Dancker).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55328168

Long et illustré.

Pelletan (Camille). Questions d’histoire. Le Comité central et la Commune (Paris, Dreyfous).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54698947

Journaliste « impartial » (il a fallu attendre huit ans…), Pelletan dément dans cette étude « la main de l’Internationale » dirigeant la Commune (et le Comité central).

Séguin (Louis). Le Ministère de la Guerre sous la Commune (Paris, Chelu).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5726359r

L’auteur a été chef d’état major de Rossel. Il a passé six semaines au Ministère de la Guerre, qu’il raconte, huit ans après.

1880

Bertall. Les Communeux, 1871. Types, caractères, costumes (Paris, Plon).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10508723m

Belles (et anticommunardes) gravures en couleur.

Chausson (Gabriel). Le siège et la Commune de Paris en 1871: une page d’histoire (Paris, Auguste Ghio).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5470211c

« N’attendez pas de moi autre chose que la vérité, car je serai, pour cette époque douloureuse, complètement impartial. »

Duret (Théodore). Histoire de quatre ans 1870-1873. Tome troisième, la Commune (Paris, Charpentier).

SurGallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5837767h

Républicain, ami de Manet, plus que modéré. Qu’allait-il faire dans cette galère?

Pelletan (Camille). La Semaine de mai (Paris, Dreyfous).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k938169j

Un grand classique aussi, dans un autre genre. Une enquête précise sur la répression pendant la Semaine sanglante, par un journaliste qui travaillait au Rappel pendant la Commune (mais ne prit pas position…). Le livre est paru, sous forme d’articles, dans le journal de Clemenceau La Justice, en 1879 et il a joué son rôle dans le vote, finalement, de la loi d’amnistie en 1880. Très bien écrit.

1881

Dupont (Léonce). Souvenirs de Versailles pendant la Commune (Paris, Dentu).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36515f

L’auteur est journaliste (de droite, bonapartiste) au Constitutionnel. Au retour des communards, après l’amnistie de 1880, il se souvient de l’époque de la Commune. Comme on s’ennuyait à Versailles et comme il était distrayant de voir arriver les convois de prisonniers… Les descriptions de Thiers sont plus réjouissantes. Bien écrit et pas inintéressant.

1883

Castagnary (Jules Antoine). Gustave Courbet et la colonne Vendôme Plaidoyer pour un ami mort (Paris, Dentu).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109100z

L’auteur, journaliste et ami de Courbet (qui est mort le 31 décembre 1877), reprend l’histoire de la destruction de la colonne Vendôme, du 4 septembre 1870 aux procès intentés contre son ami.

Monteil (Edgar). Souvenirs de la Commune 1871 (Paris, Charavay frères).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6456702n

Journaliste (reporter) au Rappel, mêlé au mouvement insurrectionnel (il a été officier d’ordonnance de La Cécilia), Edgar Monteil a été emprisonné (et condamné à une peine de prison) après la Commune. Il raconte, c’est bien écrit et intéressant (plus sur le détail que sur l’analyse).

1886-1887

Clément (Jean-Baptiste). La Revanche des communeux (Paris, Jean Marie).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5813845g

C’est une « revanche par la plume », en attendant… puisque, Jean-Baptiste Clément le croit, nous ne vivons qu’un armistice. Livre brillant et humain, la description des parlementaires qui participèrent à l’enquête parlementaire sur le 18 mars est à se tordre de rire, celles des séances de la Commune sont plus vivantes que les procès verbaux qui en ont subsisté. Et plus claires, sur les Monts de Piété en particulier!

1890

Goncourt (Edmond de). Journal des Goncourt — Deuxième série — Premier volume 1870-1871 (Paris, Charpentier).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k202667h

Il n’y a plus qu’un Goncourt. Il continue à bien manger (même pendant le Siège) à trouver que les ouvriers sont des ivrognes, et à écrire son journal. Il ne quitte pas Paris et assiste à tous les événements, admire les ruines, va même visiter le Faubourg-Saint-Antoine et Belleville dès le 1er juin (en voiture quand même): « Des gens qui boivent dans des cabarets avec des visages mauvaisement muets. Un quartier qui a l’apparence d’un quartier vaincu, mais non soumis ».

1891

Sutter-Laumann. Histoire d’un Trente-sous 1870-1871 (Pairs, Albert Savine).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5809747j

Sutter-Laumann était garde national (« trente sous », la solde qu’il touchait chaque jour). Vingt ans après, ses souvenirs du siège et de la Commune.

1893

Renard (Georges). Un Exilé (Paris, Paul Ollendorf).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5577473k

Roman (très autobiographique). Georges Renard, historien et écrivain, partisan de la Commune, a dû quitter Paris et s’exiler en Suisse après la Semaine sanglante. C’est plutôt la vie des exilés (et leur retour) que la Commune elle-même qu’il évoque. Mais il y a eu une vie après la Commune…

1889

Halévy (Ludovic). Notes et Souvenirs 1871-1872 (Paris, Calmann-Lévy).

En ligne:

https://archive.org/details/notesetsouvenir01halgoog

À Versailles pendant la Semaine sanglante, les prisonniers arrivent. On regarde brûler Paris depuis les hauteurs. Ludovic Halévy le fait de façon plus humaine que d’autres…

1894

Blum (Ernest). Journal d’un vaudevilliste 1870-71 (Paris, Calmann-Lévy).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k220543x

Vaudevilliste et journaliste, Blum publie, longtemps après, son « journal ». Intéressantes notations (pleines d’esprit) sur ce qui se passe à Paris pendant la période qui nous intéresse. À ne pas prendre complètement au pied de la lettre: Blum a tenu la rubrique « Zigzags dans Paris » dans Le Rappel jusqu’au 21 mai 1871, alors que, si l’on en croit ce livre, il aurait quitté Paris bien plus tôt.

1895

Bauër (Henry). Mémoires d’un jeune homme (Paris, Bibliothèque Charpentier).

En ligne:

https://archive.org/details/mmoiresdunjeun00baue

Devenu un célèbre critique de théâtre, Henry Bauër raconte ses souvenirs juste avant la Commune (mais ne dit rien de son activité pendant la Commune, qui lui valut pourtant d’être déporté en Nouvelle-Calédonie). Récit précis de sa déportation en Nouvelle-Calédonie, des cent cinquante-trois jours de la traversée dont, avec Amilcare Cipriani, il passa cinquante-sept dans une cage minuscule à fond de cale, de l’installation sur place et du retour après la loi d’amnistie de 1880. Quelques beaux portraits de figures de ce temps.

1896

Lissagaray (Prosper Olivier). Histoire de la Commune de 1871, deuxième édition (Paris, Dentu).

Sur Gallica (voir 1929)

et en ligne à l’UQAC (l’édition Maspero de 1970).

Réfugié à Londres, Lissagaray, journaliste communard, écrit LA grande histoire de la Commune, documentée par les récits de centaines de « témoins ». Le livre paraît en 1876. La deuxième édition, profondément remaniée, paraît en 1896. Un livre définitif et magnifiquement écrit. En particulier la formidable visite de Paris « la veille de la mort » au chapitre 25. S’il n’en reste qu’un, ce sera celui-là.

1897

Enquête sur la Commune, La Revue Blanche, tome 12. Réimpression de 1968 (Genève, Slatkine)

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k15533q.r=’revue%20blanche

L’enquête, réalisée par Félix Fénéon et illustrée par Félix Valotton, se trouve aux pages 249-305 & 356-388. On y trouve des réponses passionnantes, celle d’Élisée Reclus, notamment.

1898

Michel (Louise). La Commune (Paris, P.V. Stock).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8539374

ou à l’UQAC.

Évidemment, il faut lire Louise Michel et cette histoire de la Commune.

1901

Dubreuilh (Louis). La Commune [dans L’Histoire socialiste de la Révolution, dirigée par Jean Jaurès] (Paris, Jules Rouff).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49856s

C’est un grand classique. Très beau livre, même s’il contient quelques opinions discutables… Le livre porte la marque de son époque, celle du début de l’appropriation par les partis « ouvriers » (ici le parti socialiste de Jaurès) de l’héritage de la Commune.

1903-1905

Da Costa (Gaston). La Commune vécue (trois volumes) (Paris, Librairies-Imprimeries réunies).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k37296p

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k372971

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k37298c

Gaston Da Costa avait vingt ans en 1871. Il était secrétaire de Rigault. Il s’affirme blanquiste. Le livre est partisan et souvent irritant (notamment parce que, au moment où il écrit, Da Costa est anti-dreyfusard), mais il est très bien écrit et brillant. Pas d’analyse mais des études détaillées de tel ou tel moment de la Commune et des procès qui ont suivi. La longue liste des qualificatifs associés à l' »académicien mouchard » Du Camp vaut à elle seule la lecture.

Vandervelde (Émile). Vive la Commune (Bruxelles, Journal Le peuple).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5695818x

Discours d’un dirigeant socialiste belge. Vive la Commune!

1904

Ginisty (Paul). Paris intime en révolution 1871 (Paris, Fasquelle).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2009230

Plus de trente ans après, Ginisty (1855-1932), qui était lycéen à Paris pendant la Commune, écrit ce joli livre empli de détails « intimes » et intéressants. Sans doute le seul livre de toute cette liste qui mérite l’adjectif « charmant ». Ce n’est évidemment pas un texte théorique. Mais la Commune, c’était la vie, aussi.

1906

Allemane (Jean). Mémoires d’un communard. Des Barricades au bagne (Paris, Librairie socialiste J. Allemane). 

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k10732741

Ouvrier typographe, garde national, Jean Allemane a participé à la Commune de toutes les façons possibles, en particulier en allant étudier à Versailles, en mars, les moyens pour la Commune de venir prendre Versailles, et finalement aussi aux combats de la Semaine sanglante. Il a été déporté en Nouvelle-Calédonie. Il a participé ensuite à la fondation de diverses variantes de partis socialistes ouvriers. Dans ses mémoires, il raconte la Commune et la déportation… et sa déposition, dès son retour, sur les mauvais traitements subis par les déportés.

1907

Lepelletier (Edmond). Paul Verlaine: sa vie son œuvre (Paris, Mercure de France).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k202851h

Ce n’est pas à proprement parler un livre sur la Commune, mais une biographie de Verlaine par un de ses amis intimes, qui a notamment vécu la Commune avec lui. Le chapitre IV raconte précisément les faits et gestes de Verlaine pendant la Commune (employé à l’Hôtel de Ville, il l’est resté) et la Semaine sanglante. Dans le chapitre IX, Verlaine se rend à Londres en 1872 et y rencontre quelques-uns des nombreux communards réfugiés dans cette ville.

1908

Reclus (Élie). La Commune au jour le jour (Paris, Schleicher frères).

En ligne sur archive.org:

https://archive.org/details/lacommunedeparis00recluoft

Élie Reclus a été, entre autres choses, le directeur de la Bibliothèque nationale du 1er au 23 mai 1871. Son frère cadet, le célèbre géographe Élisée Reclus, était prisonnier des Versaillais depuis le début du mois d’avril. Reclus se souvient de la Commune, avec des commentaires et des analyses très personnelles et intéressantes. Un des moments émouvants, celui où il accepte le poste à la BN: « j’avais besoin de me compromettre ».

Vuillaume (Maxime). Mes cahiers rouges au temps de la Commune (Paris, Ollendorff).

En ligne sur achive.org:

https://archive.org/details/mescahiersrouges00vuil

Dommage qu’il n’y ait pas en ligne de version plus complète (et plus moderne) des cahiers de Vuillaume. En bon journaliste d’investigation, il est allé poser des tas de questions à des tas de gens, souvent un peu tard, plus dans le souci du détail que dans celui de l’analyse, il s’intéressait un peu trop à la question des otages, mais c’est intéressant, vivant, bien écrit, souvent chaleureux…

1909

B. [Brocher] (Victorine)Souvenirs d’une morte vivante (Lausanne, Lapie).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97623796

Victorine B. a été militante, cantinière pendant le siège et pendant la Commune. Un très beau livre de souvenirs, précis et documenté. 

1911-1913

Lepelletier (Edmond). Histoire de la Commune de 1871 (Paris, Mercure de France). Trois volumes.

En ligne:

https://archive.org/details/histoiredelacomm01lepeuoft

https://archive.org/details/histoiredelacomm02lepeuoft

https://archive.org/details/histoiredelacomm03lepeuoft

Laissée inachevée par la mort de l’auteur (1846-1913). Monumentale et passionnante histoire. Lepelletier était à Paris pendant la Commune, il travaillait au Palais du Conseil d’état, ce qui lui a valu un mois de prison, il a été le directeur-gérant du journal Le Tribun du peuple de Lissagaray (ce qui ne semble pas avoir été compté contre lui). Il connaissait bien les acteurs de la Commune et les faits. Son livre est très documenté et réfléchi.

Reclus (Élisée). Correspondance, Volume 2 (Octobre 1870-Juillet 1889) (Paris, Schleicher).

En ligne:

https://archive.org/details/CorrespondanceTome2

Le grand géographe et théoricien de l’anarchisme, fait prisonnier pendant la catastrophique sortie vers Versailles du 3 avril 1871, a assisté à l’assassinat d’Émile Duval, a connu quatorze prisons versaillaises différentes. À la suite de protestations de nombreux scientifiques étrangers, il est finalement exilé et s’installe en Suisse. Ses lettres à sa famille et à ses amis témoignent de ce que vécurent les prisonniers des Versaillais.

Descaves (Lucien), Philémon, vieux de la vieille (Paris, Grès).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96168962

Le beau roman « la Commune quarante ans après ».

1917

Lénine (Vladimir Ilitch). L’État et la Révolution (Moscou, Éditions en langues étrangères, 1967).

En ligne à l’UQAC.

À la veille de la Révolution d’octobre, Lénine faisant la théorie de l’état (dictature du prolétariat), consacre une longue partie à l’expérience de la Commune de Paris et à l’analyse qu’en fit Marx dans La Guerre civile en France. Inévitable classique.

1922

Descaves (Lucien). Philémon vieux de la vieille (Paris, Grès).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96168962

C’est un roman. Mais aussi une apologie de la Commune et de ceux qui l’ont faite.

1924

Bourgin (Georges) et Henriot (Gabriel). Procès-verbaux de la Commune de 1871, édition critique Tome 1 (Paris, Leroux).

En ligne:

http://archivesautonomies.org/spip.php?rubrique416

Les manuscrits ne brûlent pas tous. Les procès-verbaux des réunions de la Commune n’ont pas brûlé avec l’Hôtel de Ville. Ils ont été emportés et sauvés par Gustave Mayer, qui travaillait avec Amouroux et qui les lui conserva jusqu’à son retour de Nouvelle-Calédonie. Il fut alors convenu que Mayer les donnerait à la ville, ce qui fut fait (ainsi, Lissagaray et d’autres historiens purent les consulter à la Bibliothèque historique de la ville de Paris). Ils ont été publiés par Bourgin et Henriot, avec de nombreuses notes et commentaires, qui en font un indispensable livre d’histoire. Voir aussi 1945.

1929

Lissagaray (Prosper Olivier). Histoire de la commune de 1871. Nouvelle édition précédée d’une notice sur Lissagaray par Amédée Dunois (Paris : Libr. du travail, (17, rue de Sambre-et-Meuse), 1929).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5493707p

Cette édition du grand classique de Lissagaray (voir 1896) contient une longue (trente-trois pages) introduction d’Amédée Dunois, qui est aussi une belle biographie de Lissagaray.

1934

Laurent (Benoît). La Commune de 1871. Les postes, les ballons, le télégraphe (Paris: Lucien Dorbon).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9906242

Le détail de la façon dont Thiers a désorganisé et Theisz réorganisé le service des postes à Paris pendant la Commune. Précis et touchant.

1945

Bourgin Georges) et Henriot (Gabriel). Procès-verbaux de la Commune de 1871, édition critique Tome 2 (Paris, Lahure).

En ligne:

http://archivesautonomies.org/spip.php?rubrique416

Voir 1924: le deuxième tome ne parut qu’en 1945…

1948

Dolléans (Édouard). Histoire du mouvement ouvrier. Tome 1. 1830-1871 (Paris: Librairie Armand Colin).

En ligne à l’UQAC.

Pas mal d’informations sur le développement des associations et sociétés ouvrières dans les décennies qui précèdent la Commune. Les vingt dernières pages (Épilogue La Commune) sont une brève histoire de la Commune dans la perspective ouverte par l’étude générale faite dans le livre.

1971

Dangeville (Roger). Karl Marx et Friedrich Engels, La Commune de Paris, lettres et déclarations pour la plupart inédites (Paris, Union générale d’éditions).

En ligne à l’UQAC.

Évidemment, il vaudrait mieux lire les correspondances des deux auteurs (et de la famille Marx, de « la petite Jenny », en particulier) dans les volumes des années 1870-1872 publiés par les Éditions sociales. Mais ce livre-ci est disponible en ligne et il est difficile de se procurer les autres… Et, oui, bien sûr, il faut lire cette correspondance.

1986

Salvador Daniel (Francisco). Musique et instruments de musique du Maghreb (Paris, La boîte à documents).

En ligne:

http://www.berberemultimedia.fr/sonothec/musique_maghreb.pdf

Le livre contient « Mémoire de Francisco Salvador Daniel », de Henry-George Farmer, texte écrit en 1914. Francisco Salvador Daniel (1831-1871), musicien et musicologue (enfin un Français qui s’est rendu en Algérie dans les années 1850, non pour y tuer des « indigènes » mais pour y apprendre leur musique), critique musical à La Marseillaise en 1870, directeur du Conservatoire de Paris pendant quelques jours en 1871 (ce que l’histoire officielle de cette institution ignore), assassiné pendant la Semaine sanglante.

1988

La Commune de Paris 1871 (Paris, EDHIS).

Sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k68599

Recueil un peu hétéroclite de textes sur la Commune, parus pendant et juste après. Pour les textes de juste après, les auteurs sont Buisson, Delachenalle, Flotte, André Léo, Adolphe Clémence, Gambon, Lissagaray, Vermersch, Rochefort, et Lemonnyer (pour une bibliographie de textes publiés par la proscription communale).